Performance énergétique des installations CVC
Analyse des consommations au regard du fonctionnement réel des installations de chauffage, ventilation et climatisation, de leur régulation et de leur pilotage.
Dérives de fonctionnement
Une dérive énergétique ne provient pas nécessairement d’un équipement intrinsèquement énergivore. Elle peut être liée à son fonctionnement, à ses horaires, à ses consignes, à sa régulation, à son pilotage ou à son exploitation.
Avant d’envisager le remplacement d’un matériel, il faut établir comment il fonctionne réellement.
Horaires
Équipements en marche hors des périodes d’occupation, relances trop anticipées, week-ends non programmés.
Consignes
Consignes trop élevées en chauffage ou trop basses en refroidissement, dérogations devenues permanentes.
Régulation
Boucles instables, lois d’eau inadaptées, régimes de température trop élevés pour les générateurs.
Pilotage
Production de chaud et de froid simultanée, cascades mal séquencées, appoints qui prennent le relais trop tôt.
Ventilation
Débits d’air sans rapport avec l’occupation réelle, récupération d’énergie inopérante ou contournée.
Exploitation
Équipements en marche forcée ou en secours permanent, défauts non traités, réglages jamais revus depuis la mise en service.
Démarche d’analyse
Les leviers identifiés sont hiérarchisés : d’abord ceux qui relèvent du réglage, du pilotage et de l’exploitation, souvent sans investissement ; ensuite ceux qui nécessitent des travaux.
- Consommations. Factures, relevés, sous-comptages, courbes de charge.
- Usage. Occupation, horaires, surfaces, activités.
- Fonctionnement. Historiques GTB, paramètres, séquences.
- Écarts. Consommation sans usage, dérives, conflits.
- Leviers. Réglage, pilotage, exploitation, puis investissement.
Systèmes d’automatisation et de contrôle : décret BACS
Le décret BACS impose, dans les bâtiments tertiaires dont les systèmes de chauffage ou de climatisation dépassent un seuil de puissance, l’installation de systèmes d’automatisation et de contrôle.
Au-delà de l’obligation, la question technique est celle de l’usage : un système BACS n’apporte des économies que s’il mesure, régule et pilote réellement l’installation.
Existant de régulation et de GTB
Analyse des fonctions disponibles au regard des fonctions attendues d’un système d’automatisation et de contrôle.
Exploitation effective
Cohérence entre les fonctions disponibles et leur utilisation réelle : programmes, consignes, alarmes, suivi.
Écarts de fonctionnement
Identification des dérives que le système devrait permettre de détecter et qui ne sont pas traitées.
Éco Énergie Tertiaire / Décret tertiaire
Le dispositif impose aux bâtiments tertiaires d’au moins 1 000 m² une réduction progressive de leurs consommations d’énergie finale : 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050 par rapport à une année de référence, ou l’atteinte d’un niveau de consommation en valeur absolue. Les consommations sont déclarées chaque année sur la plateforme OPERAT.
Dans la plupart des bâtiments tertiaires, les installations CVC pèsent lourdement dans les consommations. Leur fonctionnement est donc un levier direct de la trajectoire, souvent le premier à mobiliser.
- Compréhension du dispositif et de ses échéances
- Analyse des consommations et des données déclarées sur OPERAT
- Contribution des installations CVC aux consommations
- Identification des dérives de fonctionnement
- Leviers liés au réglage, au pilotage et à l’exploitation
- Articulation avec le décret BACS
Présenter votre problématique technique
Décrivez la situation et les premiers éléments disponibles. Un premier échange permet d’identifier la nature de l’analyse nécessaire et les pièces à réunir.