Méthode d’analyse technique

L’analyse suit six étapes, de la compréhension du problème à la formulation de l’avis technique.

Du constat à l’avis technique

  1. Comprendre le problème

    Résultat : question technique posée, liste des pièces à réunir.

    Recueil du constat, de son historique et du contexte : depuis quand, dans quelles conditions, avec quelles conséquences, quelles interventions déjà réalisées. Échange en visioconférence avec le demandeur et, si utile, avec les intervenants. Formulation de la question technique à laquelle l’analyse doit répondre.

  2. Examiner les pièces et données disponibles

    Résultat : inventaire des pièces, données manquantes.

    Inventaire et lecture critique des documents : plans, schémas, notes de calcul, notices, paramètres, historiques GTB, alarmes, consommations, rapports. Identification de ce qui est documenté, de ce qui est contradictoire et de ce qui manque.

  3. Reconstituer le fonctionnement

    Résultat : fonctionnement attendu et fonctionnement réel reconstitués.

    Reconstruction du fonctionnement attendu de l’installation (production, distribution, émission, régulation, séquences), puis du fonctionnement réel, tel qu’il ressort des données et des constats.

  4. Identifier les écarts

    Résultat : écarts localisés et qualifiés.

    Confrontation méthodique entre fonctionnement attendu et fonctionnement constaté, entre les documents, les données disponibles et les constats rapportés, entre consignes et résultats. Chaque écart est localisé dans la chaîne de fonctionnement.

  5. Rechercher les causes

    Résultat : causes techniquement étayées et hypothèses restant à confirmer.

    Formulation des hypothèses, confrontation aux données, élimination argumentée. Lorsque les pièces ne suffisent pas à trancher, des vérifications complémentaires ciblées sont définies : relevés, mesures, essais de fonctionnement, vérification sur site.

  6. Formuler l’avis technique

    Résultat : avis technique écrit.

    Rédaction d’un avis écrit, structuré et argumenté : constats, analyse, causes, degré de certitude, orientations techniques et vérifications complémentaires. Présentation des conclusions et échange en visioconférence.

Comprendre le symptôme ne suffit pas : il faut en établir la cause et préciser le niveau de certitude que permettent les éléments disponibles.

Pièces et données analysées

L’essentiel du diagnostic repose sur l’examen des pièces et des données existantes, et sur les échanges en visioconférence avec le demandeur et les intervenants.

Des vérifications complémentaires sont organisées lorsque la nature du dossier le justifie : relevés ciblés, mesures, essais de fonctionnement ou vérification sur site. Le cabinet en définit le protocole pour répondre à une question précise. La présence sur site peut être confiée à un intervenant technique désigné. Les résultats sont intégrés à l’analyse.

Pièces utiles à l’analyse

  • Plans et schémas de principe
  • Notes de calcul
  • Notices et fiches techniques
  • Analyse fonctionnelle
  • Paramètres de régulation
  • Historiques et courbes GTB
  • Journaux d’alarmes
  • Données de consommation
  • Rapports et comptes rendus
  • Documents d’exploitation
  • Photographies
  • Échanges techniques
  • Courbes
  • Relevés

Principes de l’analyse

  • Indépendance

    L’intervention se limite à l’analyse technique : le cabinet ne vend pas d’équipement et ne réalise ni travaux, ni maintenance, ni programmation.

  • Traçabilité

    Chaque conclusion est rattachée à une pièce, une donnée ou un constat identifié.

  • Niveaux de certitude

    Ce qui est établi, ce qui est techniquement étayé et ce qui reste à vérifier sont distingués.

  • Confidentialité

    Les pièces et données transmises sont utilisées pour le seul dossier concerné et ne sont pas communiquées à des tiers sans l’accord du demandeur.

Périmètre et coût de la mission

Le périmètre, le délai et le coût de l’analyse sont précisés dans une proposition écrite, établie après le premier échange au vu des pièces disponibles et de la question posée. Lorsque le périmètre technique ne peut pas être arrêté d’emblée (nombre d’équipements, étendue des installations, investigations nécessaires), une mission de cadrage préalable est proposée.

Présenter votre problématique technique

Décrivez la situation et les premiers éléments disponibles. Un premier échange permet d’identifier la nature de l’analyse nécessaire et les pièces à réunir.